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5 questions à se poser avant de refaire le site de la mairie

Par Foued Cherni · Mis à jour le 27/09/2026

Avant de refaire le site de la mairie, cinq questions valent plus qu'une maquette : à qui appartient l'adresse du site, qui publiera chaque semaine, quelles règles le site doit respecter, comment le payer et que deviennent les anciennes pages. Si le conseil municipal a une réponse claire à chacune, le projet se passera bien. Sinon, c'est là qu'il faut commencer.

Pourquoi ces questions avant tout le reste

Dans une petite commune, la refonte du site est souvent décidée pour une raison visible : le site « fait vieux », il s'affiche mal sur les téléphones ou le prestataire ne répond plus. Le réflexe est alors de demander des devis et de comparer des maquettes.

Mon point de vue : le graphisme est rarement ce qui fait échouer une refonte. Ce qui la fait échouer, ce sont des questions d'organisation laissées sans réponse. Un site magnifique que personne ne met à jour, ou dont la commune ne contrôle pas l'adresse, redevient un problème en deux ans.

Voici les cinq questions que je conseille de trancher en réunion d'adjoints ou en commission, avant même de consulter un prestataire.

1. L'adresse du site appartient-elle bien à la commune ?

L'adresse du site (par exemple www.ma-commune.fr) s'appelle le nom de domaine. Concrètement : c'est un abonnement annuel enregistré au nom d'une personne ou d'un organisme, appelé le « titulaire ».

Dans beaucoup de communes, ce titulaire n'est pas la mairie, mais l'ancien prestataire, un ancien élu ou un agent parti à la retraite. L'Afnic, qui gère les adresses en .fr, cite d'ailleurs ce cas dans son guide : un prestataire qui enregistre le domaine à son propre nom « par souci de simplicité ».

À faire avant la refonte :

  • cherchez votre domaine dans l'annuaire Whois de l'Afnic (afnic.fr) et regardez le nom du titulaire ;
  • si ce n'est pas la commune, demandez dès maintenant le changement de titulaire ;
  • notez la date de renouvellement et qui reçoit la facture.

Changer de site sans maîtriser son domaine, c'est prendre le risque de devoir changer d'adresse, avec toutes les affiches, courriers et liens à refaire. Pour la démarche complète : Nom de domaine et adresses e-mail de la mairie →

2. Qui publiera, et combien de temps par semaine ?

C'est la question la plus souvent oubliée. Un site de mairie vit par ses mises à jour : comptes rendus, arrêtés, menus de la cantine, travaux, agenda.

Posez-vous franchement ces questions :

  • Qui publie aujourd'hui ? La secrétaire de mairie, un adjoint, personne ?
  • Combien de temps cette personne peut-elle y consacrer : 30 minutes par semaine, 2 heures ?
  • Qui la remplace pendant ses congés ?
  • Faut-il former une deuxième personne ?

La réponse change le cahier des charges. Si la secrétaire dispose de 30 minutes par semaine, il faut un site très simple, avec peu de rubriques à tenir à jour, plutôt qu'un portail à vingt entrées. Si personne n'a le temps, mieux vaut prévoir dès le départ une maintenance qui inclut la publication déléguée.

Mon conseil : comptez les rubriques que vous êtes capables de tenir à jour. Ne créez que celles-là. Une rubrique « Actualités » dont la dernière entrée date de 2023 fait plus de tort qu'une absence de rubrique.

3. Le nouveau site respectera-t-il les obligations ?

Un site de mairie n'est pas un site de commerce. Plusieurs règles s'imposent dès qu'il existe, et une refonte est le meilleur moment pour les intégrer :

  • Accessibilité : les sites des collectivités doivent être accessibles aux personnes handicapées (loi n° 2005-102, article 47, et décret n° 2019-768). Le site doit afficher son niveau de conformité et publier une déclaration d'accessibilité.
  • Publication des actes : depuis le 1er juillet 2022, les actes sont publiés par défaut sur le site, en entier et dans un format non modifiable (article R. 2131-1 du code général des collectivités territoriales). Les communes de moins de 3 500 habitants peuvent choisir un autre mode par délibération.
  • Données personnelles, cookies, mentions légales : chaque formulaire doit informer l'habitant, et les traceurs non indispensables exigent son accord.

La liste complète, avec les sources, est dans notre guide : Obligations numériques d'une mairie →

Question à poser à chaque prestataire : « Comment gérez-vous la déclaration d'accessibilité et la rubrique des actes ? » Une réponse vague est un signal d'alerte.

4. Achat ou abonnement : quel budget, sur quelle ligne ?

Deux logiques existent pour financer un site :

AchatAbonnement
Paiementcréation réglée une fois, puis maintenance annuellemontant réparti sur plusieurs années
Budgetinvestissement pour la création, fonctionnement pour la maintenancefonctionnement uniquement
Adapté àcommune qui a une ligne d'investissement disponiblecommune qui préfère lisser la dépense

Chez Mairie Digitale, par exemple, la formule Essentielle (communes de moins de 1 000 habitants) coûte 1 490 € HT à l'achat, puis 490 € HT par an de maintenance. En abonnement, c'est 390 € HT la première année puis 890 € HT par an pendant 36 mois ; ensuite le site appartient à la commune et seule la maintenance de 490 € HT par an reste due. Le détail de toutes les formules est sur la page Tarifs →

Autre point à vérifier en amont : la procédure d'achat. Selon le montant, un simple devis peut suffire ou une mise en concurrence peut être nécessaire. Les seuils en vigueur sont expliqués dans notre guide : Seuils des marchés publics →

5. Que deviennent les pages et documents de l'ancien site ?

Une refonte n'est pas une page blanche. L'ancien site contient des années de comptes rendus, de bulletins et d'arrêtés. Il est aussi connu de Google : certaines pages sont bien placées et reçoivent des visiteurs.

Avant de lancer le projet, faites l'inventaire :

  • les pages vraiment consultées (le prestataire actuel peut vous fournir les statistiques) ;
  • les documents à conserver en ligne, notamment les actes ;
  • les pages à supprimer parce qu'elles sont périmées ;
  • les adresses de pages qu'il faudra rediriger vers les nouvelles, pour ne pas perdre les visiteurs venant de Google.

Concrètement, une redirection est une consigne technique qui envoie automatiquement le visiteur de l'ancienne adresse vers la nouvelle. Sans elle, les liens existants mènent à une page d'erreur.

Nos formules incluent la reprise de 15, 30 ou 50 pages selon la formule ; au-delà, une reprise complète est proposée en option. Le déroulé d'une refonte est présenté ici : Refonte de site de mairie →

La liste à imprimer pour la prochaine réunion

  • Le titulaire du nom de domaine est la commune.
  • Une personne est désignée pour publier, avec un temps défini.
  • Un suppléant est prévu.
  • Le nombre de rubriques correspond au temps disponible.
  • Les obligations (accessibilité, actes, données personnelles) figurent dans la demande.
  • Le mode de financement est choisi (achat ou abonnement).
  • La procédure d'achat est vérifiée.
  • L'inventaire des pages et documents à reprendre est fait.

Pour aller plus loin dans la rédaction de la demande : Rédiger le cahier des charges du site →

Questions fréquentes

Q : Quel est le prix d'une refonte de site de mairie ? R : Il dépend surtout de la taille de la commune et du nombre de pages à reprendre. Nos formules vont de 1 490 € HT (moins de 1 000 habitants) à partir de 3 990 € HT pour les villes et intercommunalités, maintenance en plus. Tous les montants sont sur la page Tarifs.

Q : Qu'est-ce que la refonte d'un site internet ? R : C'est la reconstruction d'un site existant : nouvelle présentation, nouvelle organisation des rubriques, souvent nouvelle technique, en conservant l'adresse et les contenus utiles. Elle se distingue d'une simple mise à jour, qui ne modifie que des textes.

Q : Combien de temps dure une refonte ? R : Chez nous, le site est mis en ligne en 4 semaines après la commande, à condition que la mairie fournisse ses contenus et valide la maquette dans les délais.

Q : Faut-il une délibération pour refaire le site ? R : Cela dépend du montant et des délégations accordées au maire par le conseil municipal. Vérifiez-le avec votre secrétariat avant de signer.

Appel à l'action

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Encadré auteur : Foued Cherni dirige Nehos Groupe - KBC SOLUTIONS, agence numérique basée à Toulouse. Avec son équipe de développeurs, il conçoit les sites, applications et assistants IA de Mairie Digitale. L'agence →

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